La Mémoire Cellulaire


 

Lorsque nous vivons un évènement ou une situation traumatiques, les émotions négatives sont ressenties par et avec le corps dans son ensemble. Le sentiment de peur, par exemple, va se vivre aux niveaux cardiaque, respiratoire et hormonal. Mais alors que le stimulus à l'origine de la peur disparaît, le sentiment de peur s’imprime et nous en gardons une trace émotionnelle. C'est cette persistance émotionnelle que nous appelons une mémoire cellulaire.


Une fois la situation émotionnelle négative vécue et enregistrée par le corps, et bien au-delà de la dimension consciente que l’on peut avoir de son propre fonctionnement, un système de "protection" va se mettre en place autour du refus de renouveler l’expérience émotionnelle négative. Cet évitement émotionnel consiste à se protéger des éléments extérieurs que nous pensons être la cause de notre souffrance, comme par exemple, ne pas monter dans les ascenseurs quand on est claustrophobe. Or, le fait d’éviter les ascenseurs ne change rien à la claustrophobie en elle-même.


Eviter certains facteurs externes ne fait donc pas disparaître la souffrance et comme il est impossible de lui échapper puisqu’elle est ressentie et donc "intra-personnelle", pour pouvoir l’écarter, on va chercher à fuir toutes les situations rappelant de près ou de loin la souffrance d’origine, s’enfermant de plus en plus dans ce système de "protection" et rendant la souffrance originelle centrale dans notre organisation affective.

 

Ce n’est donc pas la cause de la souffrance mais bien la souffrance en elle-même qui devient le point d’ancrage autour duquel nous nous (des)adaptons au monde qui nous entoure et qui définit le regard que nous portons sur la vie en général.

L'étiomédecine est une technique d'accompagnement qui aide à la libération de ces mémoires de souffrances permettant ainsi une meilleure adaptation à notre environnement.